Côtes d'Armor,  Les plus beaux villages de France,  Petite cité de caractère

Moncontour

Dernière visite de mon week-end costarmoricain, la découverte de cette cité de caractère. Et ne nous trompons pas … car il y a aussi Moncontour mais dans la Vienne !

Elle porte, également, le Label Plus beaux Villages de France mais elle a une particularité, elle fait partie du top 20 des cités les moins étendues du réseau.

Longtemps sur ma liste, je n’ai toujours fait que passer à coté!! Il était temps d’y aller. Il faut déambuler dans les rue en y allant un peu par hasard, et vous y trouverez de belles demeures en granit. Il ne faisait pas assez beau pour que la lumière puisse mettre en valeur la pierre mais malgré le fait d’être en plein été, il n’y avait pas grand monde….juste l’affluence d’un dimanche matin entre les différents commerces ouverts.

 

 

L’Histoire
Le comté de Penthièvre

On atteste de la cité en 1034, comme faisant partir du comté de Penthièvre créé par le comte Eudon, qui n’est autre que le frère du duc de Bretagne Alain III.

L’accès à la cité est contrôlé par un donjon, qui contrôle aussi un prieuré bénédictin. La population s’y installe autour. Elle devient paroisse en 1121.

A la tête du comté de Penthièvre, Etienne 1er de Penthièvre. il décède aux environs de 1137. C’est un de ses fils, Goeffroy Botterel II qui hérite de la cité et du Comté. L’autre , Henri, reçoit le Comté du Goëlo.

Moncontour reste dans la Famille Botterel jusqu’en 1204. Goeffroy Botterel III n’ayant pas pas eu d’enfant, c’est Alain de Goëlo son cousin qui hérite du Comté de Penthièvre.

Alain de Goëlo décède en 1212 seulement son fils Henri est en bas âge. Le duc de Bretagne, Pierre de Dreux le dépossèdera de son héritage.

Au XIIème siècle, les Templiers y possèderont une importante aumônerie. En 1217, Pierre Mauclerc, le duc, octroie l’hospice St jean de Moncontour aux Templiers. Bien qui seront confisqués par le Roi Philippe le Bel et qui seront transférés aux hospitaliers de Saint jean en 1313.  On a tous entendu parler au moins une fois de Jacques de Molay, dernier maître de l’ordre du Temple arrêté en 1307 pour hérésie et condamné au bûché en mars 1314.

 

Protéger les cités des guerres

La ville se fortifie à partir du XIIème siècle. La cité, sur son éperon rocheux en forme de trapèze, possédait 11 tours. Il n’en reste que 7 aujourd’hui.  Les remparts mainte fois remaniés au fil du temps pour suivre les progrès militaires.

Point à ne pas négliger quand on sait que la guerre de succession de Bretagne va être terrible. Trois familles vont faire de Moncontour une place forte ; Les Baumanoir, Les Rohan et la famille Clisson. D’ailleurs, la cité va résister au siège mené par le duc Jean IV en 1394. N’aboutissant pas à son projet, il s’est vengé sur la campagne de la cité et même jusqu’à Lamballe!.

Moncontour entre dans le domaine ducal en 1410. C’est le début de l’âge d’or, comme pour beaucoup de cités bretonnes.

Les guerres de religions vont sévir sur la cité passant aux mains des troupes royales puis aux troupes de la ligue catholique et vise versa.

En 1624, sur ordre du Roi Louis XIII, le château est démoli. On comble les douves, on détruit des remparts.

 

Les toiles

Les troubles des guerres étant passés, le commerce reprend. A Moncontour, ce sont le commerce des toiles qui contribue à l’essor économique de la ville. Notamment avec la culture et le commerce du lin et du chanvre. La ville produit entre autre la berlingue (nommée aussi berlinge) une toile qui est utilisée pour l’habillement des plus humbles.

On produira par la suite, jusqu’au XVIII ème siècle, les toiles Bretagne destinées à l’Espagne principalement ainsi que dans les colonies espagnoles. C’est le début des constructions d’hôtels particuliers et autres belles demeures de riches négociants.

Cet essor dans le secteur notamment avec les toiles de Quintin et d’Uzel, voire même sur la région de Pontivy permettent la construction de nombreux édifices religieux. la plupart reconstruites au XVIIIème siècle.

 

Les troubles de la Révolution

Lors de la Révolution, une assemblées s’est tenue en l’église de St Mathurin pour préparer les états généraux de 1789. Quatre délégués sont élus pour représenter Moncontour à l’assemblée du Tiers-état de la sénéchaussée.

Moncontour devient en commune à proprement dit en 1790 et s’agrandira en 1792.

Moncontour va devenir un pays chouan et les révoltes vont éclater avec pillages, rançonnages, des interceptions de troupes républicaines. Parmi les meneurs des troupes ; Boishardy.

Il y aura un traité de paix signé entre Boishardy et Hoche à Moncontour. De courte durée malheureusement, au bout de 3 mois, la guérilla reprend. Un traitre livre la cachette de Boishardy à Hoche. Boishardy se fait prendre en embuscade le 15 juin 1795 et se fait massacrer. On promènera sa tête dans le bourg de Moncontour puis ensuite à Lamballe.

L’histoire de la demoiselle de Moncontour en 1801 avec malheureusement l’assassinat de Veillet Dufrêche.

Le , des chouans arrêtent au lieu-dit Poilpot (entre Loudéac et Moncontour) Jean-Baptiste Veillet Dufrêche (marchand enrichi dans le commerce des toiles), le torturent dans différents endroits pendant quinze jours tout en réclamant une rançon à la famille et finissent par l’assassiner et font traîner son corps par un cheval jusqu’au cimetière de Plaintel.

Les chouans responsables de ces actes, y compris leur chef, René Duros, seront arrêtés. L’un d’eux, Le Breton, dit « le crâne », met en cause la « demoiselle de Moncontour » qui aurait fait délivrer des messages à Duros.

Marie-Anne Le Loutre, surnommée la « demoiselle de Moncontour », de connivence avec les chouans, servait en effet de messagère entre ceux-ci et les royalistes émigrés en Angleterre ou à Jersey et elle secourait les prisonniers dans leurs cachots.

Elle est arrêtée début novembre 1801, suscitant l’émoi des populations. Lors de son procès, sa servante, Julienne Touhier, prend l’entière responsabilité des actes commis, si bien que la demoiselle de Moncontour est acquittée et sa servante emprisonnée jusqu’à la Restauration (1814). Elle est alors graciée par le roi Louis XVIII. (Source Wikipédia)

 

Hélas, la Révolution et la guerre qu’elle a trainée dans son sillage ainsi que  les troubles avec le 1er Empire ont achevé le commerce de toiles (et de cuir) qui était si florissant sous l’Ancien Régime.

Napoléon III, avec l’impératrice, sera de passage le 17 août 1858 à Moncontour sur sa route de Napoléonville (Pontivy) à Saint Brieuc.

Malgré la chute du commerce de toile du siècle dernier, la ville possède une amidonnerie, 5 tanneries. 4 moulin à blé, un moulin à tan et un à fouler. Et un nouveau siècle s’amorce, à la Belle Epoque, le téléphone arrive en 1902 à Moncontour. Une vois de chemin de fer allant jusqu’à Saint Brieux est ouverte en 1905. Elle sera déclassée en 1939.

 

 

 

 

 

 

 

Parcourez la ville et découvrez l’histoire à l’aide de ces panneaux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour situer

Sources : Wikipédia, ouest-france, infobretagne.com, moncontour.bzh, lettrerance.com, fr-anecdotrip.com

 

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