Finistère,  Petite cité de caractère

Le Conquet

Un week end avec beau temps annoncé ; Direction le Finistère … bien sûr ! Pour une fois, j’avais plus ou moins déterminé mon trajet avec des sites que je voulais voir depuis un moment et des sites trouvés par hasard en regardant Google Maps. J’ai donc pris la direction du site le plus éloigné le vendredi soir.

Bien qu’arrivée tard, le réveil était matinal. Le soleil, la mer dès le réveil et le cachet qu’offre cette petite cité de caractère c’est indescriptible… me voilà donc à découvrir la cité au petit matin.

 

L’Histoire

C’est un peu plus haut, à la point de Kermorvant (clic ici) que Saint Tugdual, venant du pays de Galles,  serait arrivé au VIème siècle.

Les attaques incessantes

Qui dit village sur la côte, c’est assurément plus d’exposition face aux envahisseurs! Vers 875, les Normands débarqueront pour piller le village et les environs.

Un château est construit en 1207 par les partisans de Jean sans Terre (C’est un des fils de Henri II Plantagenêt et d’Aliénor d’Aquitaine) prenne le port et la ville et en feront une place forte. Mais en 1218, les Anglais attaquent. Même s’ils sont repoussés par Pierre de Dreux, il donne l’ordre de détruire le château.

Le vicomte de Léon qui est ruiné, vend en 1274, Le Conquet au Duc de Bretagne avec en plus le port et les moulins. Une quinzaine d’années plus tard, le Duc de Bretagne Jean 1er loue les sècheries à des marchands basques. Mais en 1289, ces basques s’unissent aux Anglais et ils brûlent la villes et ravagent les environs. Le motif ? se venger du mauvais traitement reçu de la part des habitants.

En 1295, nouvelle attaque des Anglais, ils pillent, brulent tout ce qui peut être brulé ; maison, barques et bateaux du port.

Une période répits pour les habitants du Conquet avant que la guerre de succession de Bretagne n’éclate. La ville est assiégée, en 1341,  par les troupes de Philippe de Valois partisan de Charles de Blois. La ville se rendit après quelques jours mais les partisans de Jean de Monfort ont résisté encore. Ce fut sanglant pour les troupes de Monfort. L’année suivant, la ville est de nouveau reprise par les Monfort. Ils appliqueront le même traitement cruel qu’ils avaient subi précédemment. Toutes les fortifications de la villes seront détruites.

La ville est de nouveau assiégée en 1374 par le Duc Jean IV. Toute la garnison française fut décimée.

Entre  commerce maritime et corsaires

Il se développe considérablement sous le règne du Duc de Jean IV.  A partir de 1370, les navires de commerce mouillent au port et rentrent dans les grands trafics internationaux. Un chantier naval voit le jour.

Les négociants et armateurs font fortune. Ils nous reste quelques belles demeures de cette époque.

Le Conquet possède une flotte de 30 à 50 bateaux qui transportent le sel vers les ports de la Manche et de la Mer du Nord, ils ramènent du vin de Bordeaux également.

Mais lorsque les conflits éclatent notamment du règne de Louis XIV à Louis XVI, le commerce est en pause. Les équipages se font corsaires et attaquent les bateaux anglais entre la Raz de Sein et la Manche.

A partir de la Révolution jusque sous l’Empire, la ville va surtout devenir une garnison. La côte est fortifiée de Saint Mathieu à Blancs-Sablons (la plage qu’il y a après la presqu’île de Kermorvant)

 

Se protèger

C’est en 1510 que la maison des Seigneurs est construite, à l’initiative de Jean de Poncelin.

La ville est une nouvelle fois attaquée en 1558 par des anglo-flamands. 150 navires débarquent, la ville est pillée.

Entre 1595 et 1631, il y aura construction mais aussi la destruction des fortifications de Kermorvant.

Entre 1688 et 1694, Vauban est envoyé par Louis XIV pour remettre en état les défenses des côtes qui sont proches du port de Ponant (Brest). Le Roi avait eu vent de l’attaque prévue par les Anglais.

 

En 1778, Jean Baptiste Ogée, officier devenu ingénieur géographe de l’administration des ponts et chaussées à Nantes décrit la ville  :

« Le Conquet-Lochrit [Lochrist] : petite ville au bord de la mer, et trève de la paroisse de Plougoumelen [Plougonvelin] ; à 14 lieues deux tiers à l’ouest-sud-ouest de Saint-Pol-de-Léon, son évêché ; à 49 lieues un tiers de Rennes et à 4 lieues un quart de Brest, sa subdélégation et son ressort. Elle relève du roi et compte 1 400 communiants. C’est un port très ancien. (…). Ce pays est fertile, et les habitants font un riche commerce par mer. »

 

A la Révolution

Dépendant de la paroisse de Lochrist, Le Conquet devient en 1790, une commune à part entière. Elle deviendra même temporairement chef-lieu de canton.

En 1791, une nouvelle paroisse est formée, celle de Plougonvelin. Elle comprend évidemment Plougonvelin avec Le Conquet, Saint Mathieu et Trébabu. On choisit la chapelle St Christophe (démolie en 1830) non loin du port du Conquet car c’était la plus grande pour recevoir les fidèles. Un curé constitutionnel est élu pour cette nouvelle paroisse, il se nomme Jean Pierre Le Corre. Malheureusement son église reste vide ! Il précise le 11 juillet 1792 : « reste vide, pendant que l’église de Plougonvelin où est demeuré le pasteur légitime, M. Le Querré, « est devenue le réceptacle de tous les aristocrates. » »

 

Après la Révolution, la ville est en ruine et bien vide de ses bateaux.

La renaissance

En 1829, naît l’industrie de l’iode par les cendres de goémons. On construit le phare de Kermorvan en 1846, il est allumé en 1849. Un pont le relie au continent.

On construit les forts de Kermorvant, l’Îlette et de Blancs-Sabons qui sont toujours visibles aujourd’hui.

L’activité de pêche démarre au milieu du XIXème siècle avec la sédentarisations de marins.

Le phare des Pierres-Noires est construit au sud de l’île de Molène, il est allumé le 1 mai 1872. Mesure 28m de haut.

En 1881 a eu lieu le premier trajet vapeur du bateau La Louise au départ du Conquet pour rejoindre les Iles. En 1893, il sévira une épidémie de choléra dans la région.

A la Belle Epoque, le tramway qui relie Le Conquet – Brest est inauguré le 12 juillet 1903. Jusque là, c’était une diligence nommée L’Hirondelle qui effectuait le trajet une fois par jour. Le tramway circulera jusqu’en 1932.

 

 

 

Pour découvrir la ville, suivez ce crabe…

 

Vous trouverez sur votre chemin, ces panneaux qui explique la ville dans le temps.

 

 

C’est à coté de la mairie que j’ai passé la nuit. Et c’est là que commence ma balade…

 

 

 

 

 

 

 

La vue sur le phare de Kermorvan

 

 

 

 

 

Pour situer

Sources ; wikipédia, aspect-le-conquet.fr.

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