Finistère,  Petite cité de caractère

Le Faou

Lors de ce petit week-end en Finistère, j’ai été découvrir la petite cité de caractère du Faou.

La commune s’étend aujourd’hui du fond de la rade de Brest jusqu’à la forêt domaniale du Cranou. Elle a fusionné avec Rumengol en 1970. (les photos de l’église seront un peu plus bas)

C’est vraiment une cité à découvrir. C’est dommage,  en passant sur la rivière du Faou, c’était à marrée basse, avec l’église à ses pieds ça doit être super joli.

 

L’Histoire

Le Faou avec Daoulas, plounevez du Faou et Chateauneuf du Faou formaient un pagus (un pays), c’était une subdivision de la Cornouaille. On parle déjà de ce pagus dans le cartulaire de Landévennec vers 1050. Cependant les limites de ce pays restent floues surtout pour le nord du pays.

Un dicton breton existe à ce sujet : Etre ar Faou ha Landerne n’emaoc’h nag e Leon nag e Kerne ce qui signifie : Entre Le Faou et Landerneau, vous n’êtes ni en Léon, ni en Cornouaille

 

La vicomté du Faou est une des plus puissantes seigneureries de la Cornouaille et elle étend de la rade de Brest à la région de Carhaix.  Les seigneurs du Faou sont plutôt actifs dans la haute sphère surtout sur le plan militaire. Le premier vicomte, en 1163 est en guerre avec le seigneur de Léon, son voisin. En 1203, après l’assassinat du duc Arthur le vicomte du Faou assiste à la réunion des seigneurs bretons à Vannes. Le vicomte du Faou, Guy, participera à la bataille d’Auray où il sera fait prisonnier en 1364. Plusieurs vicomte participeront aux croisades.

Sans descendance masculine la maison du Faou s’éteint probablement au XVIème siècle. La vicomté passera par plusieurs famille dont celle des Rohan-Chabot en 1736.

Les guerres de la Ligue vont faire des ravages dans la région et le Faou n’en échappe pas. On brule, on détruit, on pille, on tue.

On construit l’église en 1640 et le clocher, s’étendra sur 4 campagnes de 1628 à 1647.

En 1675, lors de la Révolte des Bonnets Rouges ( révolte antifiscale concernant les hausses de taxes notamment celle du papier timbré) des habitants du Faou y participeront.

Etant au bout de la Rade de Brest, le commerce par la mer a toujours été présent et au début du XVIIIème siècle on exportait entre autre blé et seigle mais aussi bétail, bois ect…Ce qui permettra d’enrichir la ville. Le port sera tout de même le deuxième de la rade de Brest au XIXème siècle.

La cité a dû faire face aux épidémies ; la dysenterie et le choléra. Pour cette dernière, Le Faou sera au pied du podium des communes ayant perdu le plus grand nombre de personnes. Suite à ces épidémies, il est décidé de déplacer le cimetière à l’extérieur de l’enclos paroissial. A parti de 1895, l’eau potable arrive, ce qui va améliorer les conditions sanitaires.

Dans son voyage entre Landerneau et Quimper, Napoléon III s’arrêtera au Faou le 12 août 1858.

Entre 1920 et 1930, il y a une petite foire hebdomadaire de chevaux de traits légers. En avril 1933, l’hospice du Faou est en proie aux flammes. Sans pompiers sur place, les habitants tentent tant bien que mal de stopper l’incendie….en vain. L’hôpital est complètement détruit. Tous les malades furent sain et saufs.

 

 

 

 

 

 

 

L’église

 

 

Rumengol

La fontaine daterait de 1792. Elle abrite les statuettes de St Guénolé et de St Fiacre.

 

 

L’église-basilique Notre Dame de Rumengol avec son oratoire.

Fondée en 1535. Remaniée au XVIIIème siècle. L’entrée se fait par le porche sud où se trouve les apôtres. A l’intérieur un magnifique retable.  Le clocher est superbe.

Deux grands pardons ont lieu ; fin mai début juin pour la Sainte Trinité et pour le 15 août.

Des célébrations à l’église ont lieu le 25 mars pour l’Annonciation, le 8 septembre pour la nativité et le 8 décembre pour l’Immaculée conception.

 

L’oratoire

La chapelle du couronnement construite en 1880. L’autel est en marbre et on y célèbre la grand-messe et les vêpres le dimanche de la Trinité.

 

Les ruines de la chapelle St Jean de Rumengol à la sortie du bourg.

Elle a été construite en 1829. Une simple chapelle en forme de croix. Elle était ouverte pour les pardons et il y avait à l’intérieur les statues de St Jean Baptiste dont sa vie était peinte à l’intérieur et de St Corentin.

A Noël 2013, la foudre s’est abattue sur le clocher.

Reste aujourd’hui, le pan de mur du clocher et les soubassements de la chapelle où la nature avait largement repris ses droits à mon passage.

C’est dommage de laisser ces quelques ruines à l’abandon.

Pour situer

Sources : wikipédia, petitescitedecaractere.com, diocese-quimper.fr

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