Laval, La vieille ville
Nous étions sur la fin de nos vacances, une halte à Laval pour la vielle ville mais aussi pour la Cité du Lait (qui va suivre!). Malheureusement le soleil nous avait abandonné depuis bien longtemps, c’était bien dommage !
Nous avons trouvé à nous garer sur les quais. Je suis partie arpenter le vieux quartier seule. Mon grand ne voulait pas venir avec moi !!
J’aime beaucoup me promener dans ces vielles rues. Il y a toujours une atmosphère un peu spéciale dans ces rues qui ont traversées les siècles et là en plus il n’y avait pas grand monde à se promener. Labélisée Ville d’art et d’Histoire, on le comprend très vite quand on rentre dans la vieille ville.
Je suis donc partie avec l’appareil photos et Guide Vert sous le bras.

L’Histoire
1000 ans d’Histoire en plusieurs étapes
Nous sommes à un carrefour. Celui de la Bretagne, de la Normandie et de l’Anjou. Place qui va devenir importante avec le temps.
Même si Laval n’existait pas encore, le site était déjà utilisé par les Romains avec une voie romaine qui reliait Le Mans à Corseul dans les Côtes d’Armor. On date aussi la chapelle de Notre Dame de Pritz aux environs de 710.
Sur cette voie romaine, il fallait passer un gué pour traverser la Mayenne. Une berge étant dominée naturellement par un éperon rocheux, le choix fut vite décidé au Xème siècle pour construite une structure militaire.
Laval viendrait de la contraction de la vallée.
Laval devient une ville à part entière
En 1020, Guy 1er de Laval se voit offrir la baronnerie de Laval. Un premier château y est construit et une ville se développe peu à peu. Château qui s’étendait jusqu’à l’actuelle cathédrale de la saint trinité. Le but de ce site était de contrôler les hommes et les marchandises.
Au XIIème siècle, Guy III fonde la basilique Notre Dame d’Avesnières.
Mais un gros problème se pose au XIIIème siècle, le dernier seigneur de Laval décède sans descendance mâle. Evidemment, il n’est pas question que ce soit sa fille, Emma, qui prenne sa place. Cependant Mathieu II de Montmorency, Général en Chef des armées n’est pas marié et il a, surtout, été un des grands vainqueurs de la bataille de Bouvines… ce qui a permis au Roi Philippe Auguste d’obtenir de nouvelles terres (dont le Maine et l’Anjou) qui appartenaient aux Plantagenets. Alors quoi de mieux que de le marier à Emma de Laval pour avoir tous pouvoirs sur ces nouvelles terres? et tant pis pour l’important écart d’âge entre eux, les intérêts d’abord !!
La ville se pare de fortifications et le château devient pierre grâce à Mathieu II de Montmorency.
La culture du lin et le tissage du lin deviennent les activités économiques principales et ce jusqu’au 19ème siècle. C’est Beatrix de Gâvre (épouse de Guy IX de Laval) originaire des Flandres qui aurait fait venir des tisserands flamands à Laval. Elle va grandement encourager cette activité et la moderniser.
La Guerre de Cents ans ne laisse pas indemne la ville . Prise par les anglais en 1428, elle sera reprise par les français l’année suivante. C’est d’ailleurs en guise de récompense que la baronnerie est élevée au rang de Comté, en 1429.
La ville bien mal en point fut reconstruite une fois la paix retrouvée. Les maisons que l’on observe dans le vieux quartier sont donc de cette époque et non antérieures.
Guy XIV de Laval remanie le logis du château autour de 1450. Le « château neuf » ne sera construit qu’une centaine d’année après, avec Guy XVII. Il est d’ailleurs membre de la cour de François 1er. Ce « château neuf » sera embelli en 1747.
L’essor du textile
A partir du XVIIème siècle, c’est l’apogée pour Laval. Les institutions religieuses se développent. Au XVIIIème siècle , les faubourgs naissent et on voit la construction d’hôtels particuliers. C’est la seconde plus grande ville de la région du Maine après Le Mans. Au milieu du 18ème, on comptait 18 000 habitants.
L’âge d’or du textile est aussi à cette période. Laval pouvait fabriquer 8 toiles différentes comparé à Mayenne ou encore Château-Gontier qui ne pouvaient fabriquer 3 voire 4 sortes! Les plus belles toiles étaient vendues aux marchés de Senlis et de Beauvais.
Nous avions les Royales et les demi-hollande qui étaient vendues à Paris, les plus chères. On pouvait compter 700 livres tournois pour une demi-hollande. Soit l’équivalent aujourd’hui d’un peu moins de 8000 euros.
Les toiles fortes étaient de médiocre qualité. Elles coutaient 50 livres (si les calculs sont bon, un peu plus de 500 euros)
Les toiles non-battues étaient expédiées en Espagne et le Portugal.
Les toiles grises partaient en Amériques dans les colonies françaises.
Les toiles pontivy étaient réservées pour l’armée.
Il y avait aussi les petites laizes et les grandes laizes.
Après la Révolution.
La ville entreprend des travaux d’urbanismes. Un nouveau pont enjambant la Mayenne est construit au début des années 1800. On perce la vieille ville pour de nouvelles rues. La gare de Laval est mise en service en 1855, c’est aussi à cette époque que le viaduc de Laval est construit pour la ligne Paris Montparnasse à Brest.
La ville s’annexe à des communes limitrophes et compte ainsi 27 000 habitants en 1871.
Le jardin de la Perrine, perdu au jeu par son propriétaire est acheté par la ville et est aménagé en 1885. Un espace de promenade pour la bonne société de la ville, entre jardins à la française et jardins à l’anglaise. La roseraie est créée en 1920. C’est un conservatoire d’espèces végétales remarquables, le jardin domine la vallée.
(Il est ouvert toute l’année en accès libre de 8h à 17h30 de novembre à février, jusqu’à 18h30 en mars et d’avril jusqu’en octobre il ferme ses portes à 19h30.)
Le travail du lin est en déclin, de moins en moins rentable et les filatures préfère le coton mais qui être importé. On tend vers l’exploitation du bassin houiller avec l’activité des fours à chaux.
Les activités textiles s’arrêteront après la 2de Guerre Mondiale au profit de l’automobile et des exploitations laitières.
















Pour situer
Sources : wikipedia, ouest-france, wivistes.com, cparici.com, laval-tourisme.com
Saint Céneri le Gérei
Laval, La cité du lait
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